The Electric Flag : The Band Kept Playing (1974)

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The Electric Flag : The Band Kept Playing (1974)

Message par Ayler le 16.04.08 12:30


The Electric Flag : The Band Kept Playing (LP-Atlantic 1974)


The Electric Flag (reformation de 1974) :
Michael Bloomfield : guitare
Buddy Miles : Batterie, chant
Nick Gravenites : Guitare rythmique, chant
Barry Goldberg : Claviers
Roger Troy : Basse, chant

Invités :
Richard Newell : Harmonica
George Terry : Guitare
Richard Tee : Claviers
Albhy Galuten : Claviers
Barry Beckett : Mellotron et Moog
Et les Muscle Shoals Horns.


Face 1

1. Sweet Soul Music - 3.55 (Mike Bloomfield, Roger Troy)
2. Every Now and Then - 3.40 (Buddy Miles, Roger Troy)
3. Sudden Change - 3.55 (Roger Troy)
4. Earthquake Country - 4.00 (Nick Gravenites)
5. Doctor Oh Doctor - 5.20 (Massive Infusion) (Nick Gravenites)

Face 2

1. Lonely Song - 3.57 (Mark Naftalin)
2. Make Your Move - 4.17 (Barry Goldsberg, Buddy Miles)
3. Inside Information - 3.40 (Sonny Thompson)
4. Talkin' Won't Get It - 4.10 (Mike Bloomfield, Buddy Miles)
5. The Band Kept Playing - 5.15 (Mike Bloomfield)

Recorded in 1974 at Criteria Studios, Miami, Florida
Producer : Jerry Wexler

CD - The Band Kept Playing (Wounded Birds Rec.)


Bloomers a écrit:Réunion ratée de l'Electric Flag.
Pourtant cette fois-ci, ils sont chez Atlantic avec le légendaire Jerry Wexler à la production... à part quelques réussites comme "Talkin' Won't Get It" magnifiquement interprété par Buddy Miles, l'album est une déception et fait un flop monumental...
L'album démarre avec "Sweet Soul Music Soul", le premier single de l'album. Dans le style, le titre est honnête. Les voix de Buddy Miles et de Roger Troy (je présume, car seuls trois chanteurs sont crédités) suffisent à ce que la sauce prenne.

"Every Now And Then", chanté par Buddy Miles ne serait pas forcément mauvais si le titre n'était pas massacré par les synthés, qui font sombrer le titre dans le ridicule. Dommage. L’envie est alors très forte de changer d’album… mais c’est le seul véritable trou noir du disque.

"Sudden Change" rappelle un peu certains titres de Steve Stills. C'est un titre où l'inspiration soul est là encore très présente. Roger Troy et Buddy Miles assurent là encore de belles parties vocales.

Changement d'ambiance avec le funk rock lourd de "Earthquake Country", un titre signé Nick Gravenites, chanté par lui. Le court solo central de Mike est correct, mais pas inoubliable. Il signe toutefois ici quelques parties de slide montrant qu'il est tout de même dans le navire... Pas mal.

"Doctor Oh Doctor" est l'autre single de l'album. C'est un titre de Nick Gravenites, chanté par lui (avec les choeurs de Buddy Miles). Mike est manifestement plus inspiré par les titres de son vieil ami : il ressort ici sa wah wah, donnant à la composition une couleur un peu Hendrixienne. C'est le titre le plus rock du recueil, l'un des meilleurs. La composition est bien foutue, avec pas mal de changements d'ambiance. Le solo final de Mike, toujours à la wah wah est sympa… mais il y avait mieux à faire sur la rythmique, vraiment efficace ici (avec un coté Santana par moments).

La face deux s'ouvre sur "Lonely Song", avec quelques traits bien sentis de Mike : on dirait Eric Clapton lors de la courte intro, avant quelques fills dans le style de Curtis Mayfield. Malheureusement, la composition est un peu faiblarde, et le chant de Buddy ne suffit pas à relever un titre un peu plat.

L'introduction de "Make Your Move", chanté par Buddy Miles, rappelle un peu le "Superstition" de Stevie Wonder. La composition a un coté réchauffé, où l'interprétation ne suffit pas à évacuer le sentiment de déjà entendu.
 
"Inside Information" est plus dans le registre de Mike : c'est un retour au blues, chanté par Roger Troy. Il se fend d'un court solo central bien senti. Quelques années plus tôt, nos hommes auraient fait mieux, mais le tout reste sympa.

"Talkin' Won't Get It" : Buddy Miles est encore au chant, sur un titre qu'il cosigne avec Mike. L'harmonica de Richard Newell donne une couleur étonnante dans ce contexte soul mid tempo où Buddy est comme un poisson dans l'eau. Bon titre.
   
On termine avec "The Band Kept Playing", le seul titre signé uniquement par Mike, qui ne s'est pas foulé : c'est un blues marrant, mais très léger, sans ambition chanté de façon débonnaire par Nick Gravenites. Bof...


Au final ? Un disque qui ne se situe pas du tout dans le prolongement du premier Electric Flag. La musique est bien plus noire, moins rock, et les rapports de force ont considérablement évolué : Michael Bloomfield est nettement plus en retrait, alors que Buddy Miles chante désormais bien plus de titres que Nick Gravenites.
Pour un amateur de Bloomfield, le disque est très décevant : Mike intervient peu, et jamais au sommet de son art (aucun solo inoubliable). Pour les amateurs de Buddy Miles, le disque n'est pas sans intérêt : il est nettement meilleur que l'horrible "More Miles Per Gallon" publié l'année suivante. Et Buddy chante bien.
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Re: The Electric Flag : The Band Kept Playing (1974)

Message par Bloomers le 03.12.11 11:23

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