Wisdom Through Music (1972)

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Wisdom Through Music (1972)

Message par Ayler le 15.04.08 1:40

Wisdom Through Music (1972)



Face 1

1. High Life (Sanders) - 4:20
2. Love Is Everywhere (Sanders) - 5:23
3. Wisdom Through Music (Sanders) - 5:40

Face 2

1. Golden Lamp (Bonner) - 4:40
2. Selflessness (Sanders) - 10:55


Personnel :

Pharoah Sanders - Soprano, Tenor & Flute
James Branch - Flute
Joseph Bonner - Piano
Cecil McBee - Bass
Lawrence Killian - Percussion
James Mtume - Percussion
Babadal Roy - Percussion
Norman Conner - Drums


Des onze albums de Pharoah Sanders publiés par Impulse! entre 1966 et 1974, "Wisdom Through Music" est certainement le plus faible. Si le chant a souvent occupée une place conséquente sur les efforts précédents de Pharoah (surtout avec Leon Thomas), il supplante ici largement le saxophone, dont les interventions sont réduites à la portion congrue. En cela, les crédits de l'album sont pour le moins trompeurs : il n'est jamais fait mention de chant ! L'album ne dure guère plus d'une demi-heure, avec 4 titres sur 5 très courts.

Les photos du groupe présentées sur la pochette reflètent assez bien le contenu de l'album qui est plus azimuté que spirituel, et plus festif qu'incantatoire...

Dès "High Life", Pharoah pose les bases de ce que redoutent ses amateurs du monde entier : les "Yeah ! Yeah ! Yeah !" en série qui semblent n’en plus finir... d'autant qu'ils ne sont pas suivis d'un solo de saxophone salvateur d'un bon quart d'heure.

Dans un registre assez proche, "Love Is Everywhere" est plus réussi. Cela dit, la publication deux ans plus tard d'une version quatre fois plus longue de la même prise (sur "Love In Us All") rend ce titre quelque peu inutile. C’est le titre le mieux chanté de l’album, servi par une interprétation enthousiaste. Car si la ferveur est toujours présente, l’exécution est loin d’être toujours à la hauteur de ce qu’on peut attendre de tels musiciens sur le reste du disque.

"Wisdom Through Music" est plus méditatif, et montre l'intérêt croissant de Pharoah pour l'Orient. Les tablas de Badal Roy nous transposent en effet dans cet univers musical, renforcé par un instrument à cordes asiatique non crédité que je n'arrive pas à identifier. Seul instrumental du recueil, Pharoah ne cessera par la suite de jouer ce type de worl music au kilomètre, avec plus ou moins de réussite.

Seul titre signé Joe Bonner, "Golden Lamp" est a priori issu de la même session que "Wisdom Through Music" : on retrouve la même instrumentation. Les parties vocales plombent malheureusement rapidement la composition.

"Selflessness" est le seul titre dont la durée se rapproche du Pharoah Sanders des albums précédents. Le chant en occupe toutefois une large partie. La composition, faiblarde, n'est pas servie par l’interprétation approximative des parties vocales...


"Wisdom Through Music" montre les limites de Pharoah en tant que leader : ce sont ses choix et le manque d'autocritique qui plombent cet album. La version complète de "Love Is Everywhere" montre en effet qu'il pouvait publier du matériel de qualité supérieure. Produire un album où le chant prend une place plus importante n'était pas une mauvaise chose en soi. Mais cela nécessitait un tout autre casting que celui de cet album. Leon Thomas aurait certainement amélioré substantiellement ce disque de sa présence.





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