Celebration Day (2012)

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Re: Celebration Day (2012)

Message par Tontonjimi le 26.12.12 0:17

Je suis bien d'accord avec toi Fando Rolling Eyes

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Re: Celebration Day (2012)

Message par Chino le 26.12.12 9:25

Fando a écrit:je me répète : il n'y a pas de bonnes versions de "since I've been..." en concert... Very Happy
J'aime celle de The Song Remains The Same personnellement (sur la version expanded, désomralis le seul "live" que j'coute de Led Zeppelin).
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Re: Celebration Day (2012)

Message par Phil93 le 17.08.13 10:50

Voici ma chronique rédigée le 24 novembre dernier :

Je me décide enfin à publier cette petite review de Celebration Day maintenant que j'ai pu enfin découvrir le double cd et le double DVD. Et puis aussi, il m'a été donné l'occasion d'en parler cet après-midi avec mon ami Régis, figure emblématique du LZF et grand fan du Zep devant l'Eternel comme Blacky.
Par quoi commencer ? Le DVD ? Why not ? C'est du moins le premier format que j'ai visionné en empruntant le lecteur DVD de l'école. Ben oui, alors que je commence à 14h le lundi, j'ai pris le chemin de la FNAC de Noisy Le Grand afin d'y être à l'heure d'ouverture. Je suis entré LE PREMIER dans le magasin et me suis rué sur le précieux objet, ai salué les vendeurs que je connais bien puis m'en suis retourné vers mon lieu de travail.
Autant vous le dire tout, pour ce live qui capte donc le concert de l'O2 de Londres s'étant tenu le 10 décembre 2007 en hommage à Ahmet Ertegun décédé l'année précédente, le package n'est guère enthousiasmant. En effet, l'on y aperçoit cette bonne vieille Big Ben surplombée par un zeppelin dessiné de façon simpliste, un dessin qu'aurait même pu dessiner un enfant de 10 ans. A l'intérieur, se trouve un livret très sommaire ne faisant apparaître aucune photo couleur mais des clichés noirs et blancs sur un fond jaune peu avenant. Chaque membre du groupe y va de son petit commentaire notamment un Jason Bonham visiblement très ému lors de ce concert puisque la seule crainte qu'il éprouva fut de voir débouler son batteur de père pour lui demander de lui céder la place. Doublement ému le Jason puisqu'au terme du show, il éclatera en sanglots.

Filmé par Dick Carruthers dont la filmographie s'avère être déjà très imposante (http://www.imdb.fr/name/nm1006692/) et produit de concert par Jim Parsons et Carruthers, le DVD débute donc sur un journal télévisé qui présente le groupe arrivant à Tampa en 1973 pour un concert qui battra des records d'affluence. Cette intro ayant été squeezée sur le double cd. Et c'est parti pour un Good Times Bad Times pachydermique, un son puissant que n'avait jamais eu le Zep jusqu'ici, une caisse claire véritablement martyrisée par le fils Bonham. Régis m'en a fait encore part cet après-midi. Au tout début du concert, le groupe semble resserré sur lui-même comme pour faire corps face à la pression médiatique qui, supposons-le, fut certainement difficile à affronter. Jimmy élégant comme jamais, a revêtu un long manteau, un boléro sur une chemise blanche du plus bel effet tandis que les trois autres arborent des tenues beaucoup plus sobres.
Les plans cinématographiques, entrecoupés d'images bootlegs, tout comme le DVD de 2003 sont précis, peut-être parfois un peu rapides ne restant pas assez longtemps sur les musiciens. Ramble On comme je l'avais précisé lors du compte-rendu de la séance de cinéma du 18 octobre, ralentit le rythme de fort belle façon, Plant chantant admirablement bien le premier couplet mais aussi le reste. Ramble On est enchainé à Black Dog qui, de toute évidence, provoque un enthousiasme débordant dans le public. Côté musiciens, John Paul Jones est impressionnant de dextérité sur sa basse, Jimmy Page ajuste de fort belle façon le solo que tout le monde connaît depuis plus de 40 ans et le gamin aux fûts déploie une énergie sans précédent. Enfin si, celle que déployait son père lorsqu'il était encore de ce monde. Dommage à ce propos que le réalisateur ne soit pas resté un peu plus longtemps sur la performance de Jason.
Le premier grand moment de ce show réside dans l'interprétation d'In My Time Of Dying. Le son y est puissant une fois de plus et les quatre compères, le sourire aux lèvres se font véritablement plaisir, un peu comme si Carruthers avait guetté voire même épié la moindre complicité. Sa patience sera donc couronnée de succès puisque tout du long, la bonne humeur sera de rigueur. Au cours de ce morceau important de Physical Graffiti, Plant délivre une véritable prouesse vocale.
Le second grand moment, pour moi, c'est For Your Life, extrait de Presence, Plant annonçant que ce titre n'avait jamais été interprété live. Intro une nouvelle fois pachydermique. Effectivement, le son de batterie pourrait s'apparenter au passage d'un troupeau d'éléphants d'Afrique, relayé par ce riff de tueur comme si ensuite, rien ne serait susceptible de repousser. Putain, la claque !!!!!!!!!!!! Je connaissais naturellement la version de Presence, album que j'aime bien pour ma part, mais là, à l'O2, elle fut foutrement transcendée. Putain ouiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!! Et puis, les lights furent absolument magnifiques. Bluffé, le Phil. Présentant Trampled Underfoot comme étant le Terraplane Blues de Led Zeppelin, Plant chante bien même si sur ce titre, il ne monte pas autant sur les "OOOOhhhhh"qu'il ne le faisait à l'Earls Court en 1975. La rythmique, encore une fois, est pesante et octroie au morceau une coloration très puissante. Sur la fin du morceau, Page et Plant se rapprochent afin d'exécuter leur petit gimmick guitare-voix.
Nobody's Fault But Mine et ses contre-temps magiques ravissent le public et l'on se prend à admirer quelques jolies femmes dans l'assistance.
Encore une fois, Carruthers aurait pu peut-être s'arrêter davantage sur la performance de Jason (notamment sur les contre-temps que j'évoquais précédemment) tant celui-ci s'efforça de respecter jusque dans la moindre frappe, ce qu'exécutait son défunt père. Putain, il s'en tire vraiment bien, le gamin qui, à ce moment précis, porte de magnifiques Ray Bans. 3ème grand moment !!!!
L'intro au clavier si reconnaissable entre mille de No Quarter résonne dans l'O2 pour ce qui va être une version grandiose avec un John Paul Jones faisant preuve d'une maitrise rarement atteinte par un musicien. Ceci dit, je continue d'adorer les versions live de 1973. Mon 4ème grand moment.
C'est sur un petit raté pagien que démarre Since I've Been Loving You dont la version proposée ce soir-là, fut de toutes les façons très belle sans pour autant rester dans les annales. Plant a parfois du mal à monter mais Jonesy tient bien bien la baraque. Dazed And Confused est interprété dans une version bien plus courte évidemment de même que le gimmick où Page, muni de son célèbre archet, use de son Theremin pendant quelques minutes.
C'est un Plant seul devant son micro accompagné d'un Jimmy qui s'est emparé de sa double manche qui débute un Stairway To Heaven particulièrement émouvant. L'image est parfaite mais sur la partie rapide, l'on se prend à constater de nouveau que les prises de vue sur les musiciens sont brèves notamment pendant le solo final. "Ahmet, we did it !!!" (Ahmet, nous l'avons faite !!!") s'écrie Robert Plant à l'attention du défunt président d'Atlantic Records.
C'est au tour de The Song Remains The Same suivi de Misty Mountain Hop (titre pour lequel sur le boot, Plant invitait Jason à chanter le tout premier vers de I Can't Quit You Baby supprimé du DVD et du cd : comme quoi le fait de conserver des bootlegs s'avère être très bon).
Nous en parlions encore cet après-midi : plutôt qu'un Misty Mountain Hop, nous aurions peut-être vu un Heartbreaker puisque la tonalité de ce live s'avérait être celle de la puissance et de la lourdeur. Heartbreaker s'inscrivait parfaitement dans cette lignée. Mais bon....
Et là.............et là, on atteint l'extase avec la version de Kashmir. Je persiste et signe : c'est une des meilleures entendues jusqu'ici si ce n'est la meilleure. Un Plant royal dans son interprétation, un Jonesy atteignant des sommets, un Jimmy alignant magistralement le riff lancinant de ce morceau mythique et un Jason transcendé qui n'a qu'une envie : faire plaisir à ses illustres parrains (Plant est son parrain, ne l'oublions pas, l'expression prend ici à la fois une dimension affective et musicale). Et puis, il y a le backdrop et les lights qui, peu à rougissent, montrant à quel point cette version est incandescente. Mon 5ème grand moment et surtout LE coup de coeur de cette prestation. 10 minutes de pur bonheur !!!!!!!!!!!! Putain, la grande classe qui me fait dire aujourd'hui, qu'il y a "Led Zeppelin et les autres !!!!!!!!" Whole Lotta Love et Rock And Roll suscitent de toute évidence un panard absolu tant les versions et prises de vue emportent tout sur leur passage. Comment ne pas essuyer non plus une petite larmichette lorsque le concert prend fin ? Ce que fera Jason dans sa loge. Les 3 anciens le remercient chaleureusement et il est d'ailleurs fort dommage de ne pas avoir conservé le court passage où Page, Plant et Jones s'abaissent devant le kit de Jason pour lui marquer leur respect et leur admiration de façon également à signifier à John qu'il peut être fier de son rejeton.

Le DVD bonus, quant à lui, présente les répétitions enregistrées aux Shepperton Studios le 6 décembre 2007 soit 4 jours avant le show. Il est effectivement intéressant d'entendre les toutes premières versions de titres que le groupe n'avait pas interprétés depuis des années. Ceci dit, Carruthers n'est pas exempt de tout reproche dans la façon d'avoir filmé ce document. En effet, tout est filmé de très loin et l'on peut de temps en temps apercevoir les musiciens sur le grand écran. Maigre consolation, ce qui fait que ça ne donne pas véritablement envie de revoir le dit document. Par ailleurs apparaît également l'intégralité du reportage évoquant la venue de Led Zeppelin à Tampa en 1973. Nous aurions sans doute préféré un petit documentaire tourné en 2007 révélant les confidences des quatre compères.

Malgré ces quelques réserves, il n'en demeure pas moins vrai que Celebration Day est un document précieux, magique et surtout HISTORIQUE tant par la puissance qui s'en dégage que par l'évènement qui fut capté ce soir-là. Et l'on se prend même à regretter qu'il n'y ait pas eu de suites.
Led Zeppelin termine sa carrière sur un coup d'éclat. D'ailleurs, certains autres "vieux groupes" feraient bien d'en prendre de la graine plutôt que de jouer les tributes de luxe. Au moins, le groupe a toujours été honnête avec lui-même et ses fans. Merci messieurs pour tout ce que vous nous avez apportés. VOUS ETES LES PLUS GRANDS !!!!
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