Gato Barbieri : Bolivia (1973)

Aller en bas

Gato Barbieri : Bolivia (1973) Empty Gato Barbieri : Bolivia (1973)

Message par Ornette le 26.08.12 11:54

Gato Barbieri : Bolivia (1973) 192438_2

1. Merceditas (9:04)
2. Eclypse/Michellina (6:21)
3. Bolivia (7:43)
4. Niños (7:11)
5. Vidala Triste (5:30)

Gato Barbieri (saxophone ténor, flûte, chant),
Lonnie Liston Smith Jr. (piano),
John Abercrombie (guitare),
J.F.Jenny Clark (basse),
James M'tume (conga),
Airto Moreira (percussions, batterie),
Bernard Purdie (batterie),
Stanley Clarke (basse),
Gene Golden (conga),
Moulay Ali Hafid (dumbek)

Avec Bolivia, Gato Barbieri livre une musique épurée des aspérités qui caractérisaient ses premiers disques. La période free s'éloigne, même si quelques traces demeurent audibles dans le piano du toujours excellent Lonnie Liston Smith Jr. (dont on écoutera avec intérêt le solo sur Niños). La musique est plus écrite, plus maîtrisée et, peut-être aussi, plus variée. Le son de Barbieri demeure magistral, même s'il s'exprime ici avec beaucoup plus de retenue que par le passé. Le morceau Bolivia illustre cela parfaitement. C'est une superbe composition, hypnotique, où Barbieri alterne saxophone, flûte et chant (avec un mixage laissant quelque peu à désirer s'agissant de la voix). L'atmosphère de ce titre est proche de celle que l'on trouve parfois chez Santana (je pense notamment l'ouverture de Caravanserai). Si le saxophone utilise des effets tirés de la new thing - notes hurlées, vibrato extrêmement ample - ont est loin du jazz libre. De manière générale, ce disque est intéressant par le contraste qu'il exploite entre des rythmiques très enlevées (on soulignera la présence de deux des plus importants percussionnistes de l'époque : James M'tume et Airto Moreira) et des passages joués plus rubato, le saxophone assurant constamment le lien entre ces ambiances. Les passages enfiévrés succèdent ainsi à des moments plus sereins, dans un juste équilibre. Enfin, une présentation de ce disque ne saurait taire la place essentielle qu'y occupe la contrebasse. Celle-ci est entre les mains tantôt de J.F. Jenny-Clark, tantôt de Stanley Clarke. Le premier -beaucoup trop méconnu à mon sens alors qu'il s'agissait d'un des meilleurs musiciens français- comme le second jouent des lignes puissantes, avec un son très massif. Ils alternent ostinato, improvisation, jeu en accords, passages très rapides et ample vibrato : tout est là, bien mis en valeur par un mixage qui donne toute leur place aux deux contrebassistes.
Ornette
Ornette

Messages : 1283
Date d'inscription : 15/04/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://www.myspace.com/billfernandson

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum