Thelonious Monk - Sujet général

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Thelonious Monk - Sujet général

Message par Wu wei le 30.05.12 9:53



Thelonious Sphere Monk (10 octobre 1917–17 février 1982)

I - présentation
II - biographie sélective
III - discographie et bibliographie sélectives.



I - Présentation.

Gamin je sifflotais un air, un air que je ne connaissais pas qui me revenait en pleine tête sans que jene demande rien à personne, à l'affût d'un rayon de soleil, d'une odeur, d'un geste que sais je encore d'un tour de main du hasard... je me mettais à siffloter maladroitement une ligne mélodique enfantine, sans trop chercher à savoir d'où elle pouvait bien venir.
Ce n'est que bien des années plus tard au détour d'une reprise de Monk par Elisabeth Caumont que j'ai découvert que cet enchaînement de notes si facile à retenir n'était autre que l'oeuvre d'un jazzman, depuis sans jamais l'écouter vraiment mais toujours en le découvrant, j'écoute Thelonious Sphere Monk.
Sans doute l'un des musiciens les plus génial du 20ième, un pianiste de talent au destin funeste et dont, des décennies plus tard, la joie musicale continue de hanter les rêves de nombreuses personnes.
Artiste des extrêmes, pouvant étirer son art dans des morceaux lents et aérer, tout en se pavanant étrangement (comme bancal) dans une festivité mélodique absolue. Insatisfait permanent il n'eut de cesse de dynamiter la vie à coup de musique étrangement complexe et enfantine tout à la fois.
Il a marqué le jazz de son empreinte de grand compositeur et par son sens inné de l'interprétation.
Il était difficile de ne pas en parler ici.



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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par Wu wei le 30.05.12 9:53

II Biographie sélective


II-a Biographie


cette courte approche, propose quelques chapitres sur l'évolution de l'artiste ainsi que quelques "mots" afin de reposer la lecture et d'éclairer le propos.


Très tôt sa famille s’installe à New York, le père est souvent absent, ce sera donc sa mère (témoin de Jéhovah) qui va l’élever seule. Il se met au piano très tôt (vers l’âge de 5-6 ans) mais ne prendra des cours qu’à l’âge de 11 ans. Très vite il accompagne sa mère à l’église baptiste à l’orgue et au piano. A l’époque les « rent parties » sont très à la mode, un moyen pour les musiciens amateurs de se rencontrer, de se former et de gagner un peu d’argent, il joue également dans un bar du voisinage. C’est l’époque des concours amateurs au théatre Apollo, Monk y participe et le gagne tellement souvent qu’il sera pour lui interdit d’y revenir. Il a alors une petite quinzaine d’années et semble être un joueur prometteur. C’est quelques années plus tard (vers ses 18 ans) qu’il va quitter New-York pour accompagner une évangéliste Baptiste durant 2 ans à travers le middle-west, une première « vraie » expérience professionnelle. Un bref passage à la Juilliard School, une rencontre avec Mary Lou Williams… le retour à New Yok dans le bain du be bop naissant.

- Le Be bop est une révolution du jazz populaire de l’époque, les grilles d’accords et les harmonies s’enrichissent, on danse moins, on va plus vite, on improvise plus, on joue en formation plus serrées… bref on se regroupe pour faire une musique plus sauvage.

Sur place, il se fait rapidement une place et obtient un poste au Minton’s Playhouse (les duels et rencontres entre musiciens sont fréquents), de là entre sa personnalité et son style il devient rapidement une «figure » de l’endroit et rencontre gillespie, parker et le jeune bud powell (on en reparlera un peu plus loin). Il devient également un partenaire régulier de Kenny Clarke et enregistre avec Coleman Hawkins, c’est le moment des expériences, de la découverte, des jam’s sessions et des premiers enregistrements.

- Jam session : désigne une improvisation de plusieurs musiciens sur des standards connus du jazz, on y intègre des musiciens de passage ou on joue dans des squats ou chez d’autres musiciens. En rock c’est « faire.taper un bœuf ».

- ‘round midnight : sans doute le morceau le plus connu de Monk composé entre 40-44 sous sa forme « définitive » (son auteur le reprendra plus tard), il est aussi dit que thelonious l’aurait composé plus tôt… toujours est-il qu’il s’agit d’un morceau à la thématique superbe, à la structure subtile, plein de liberté..


En 1947 c’est la consécration, Monk enregistre enfin sous son nom pour le label Blue note, il y enregistrera deux albums de ses compositions ainsi qu’un album avec le vibraphoniste milt jackson. Des albums qui posent déjà les bases de son style, atypique, et de son talent, indéniable. Une force de la nature, une carrure mélodique qui défonce les portes pour mieux vous surprendre aux détours de sonorités bigarrées et surprenantes. A cette période il rencontre celle qui sera sa femme (ils eurent deux enfants, dont l’un devint batteur de jazz) et continue de jouer dans les clubs. Le tournant survint en 1951 lorsqu’à la sortie d’un club, en compagnie de bud powell, il est arrêté pour possession de drogue. Après une peine de deux mois, il se voit interdit de jouer dans les clubs jusqu’en 1957. Il faut bien comprendre que cette décision est une véritable catastrophe, ce revenu est son principal de l’époque, il doit compter sur l’aide d’ami pour joindre les deux bouts et s’il continue d’entrer en studio, c’est une période difficile qui s’annonce.

- Carte de travail : les jazzmens gagnaient principalement leur vie dans les clubs et les clubs étaient plus ou moins réputés en fonction de leur emplacement (sur la 52ième rue, en haut ou en bas de l’avenue, l’heure de fermeture tout cela avait son importance) ainsi un musicien pouvait débuter dans de petits clubs mal famés, pour finir par enchaîner les sessions en allant de club en club dans une même nuit… tout ceci était dépendant de la carte de travail. Un incident avec un client, un patron, un policier (récurrent) et vous pouviez vous la faire supprimer…

- Pannonica « Nica » de Koenigswarter, née le 10 décembre 1913 et morte le 30 novembre 1988 : issue de la famille Rotschild et épouse d’un baron (qui finit par la quitter), elle fut connue pour ses frasques, ses mœurs libres , son amour du jazz et son rôle capital de mécène et de mère auprès de nombreux jazzman. Archétype mille fois repris (la femme blanche de bonne société qui s’éprend de la culture noire et qui s’y fait accepter) jamais égalé, cette femme rester une icône méconnue mais indispensable de l’histoire du jazz. Grande amie (et aide) de Monk jusqu’à sa mort.



Monk, interdit de concert, reprend le chemin des studios , avec Prestige pour quelques albums notamment avec Sonny Rollins, il signe des compositions toujours plus personnelles et audacieuses, sur des rythmes assez rapides. Il part également en tournée en Europe, notamment à Paris où, en 1954, il va enregistrer ses premiers solos, il participe également à deux albums de Miles Davis. Si publiquement ce n’est ni la gloire, ni la reconnaissance, son aura dépasse désormais celle des clubs d’antan pour devenir celle d’un véritable artiste de talent.


- The man I love : album the modern jazz giants de Miles Davis, les deux personnalités avaient du mal à cohabiter, et les versions des faits divergent (c’est énorme !) en fonction des acteurs, des lieux et des époques (et du taux d’alcool dans le sang) toujours est il que sur l’enregistrement de ce morceau.. . monk arrête délibèrement de jouer son instrument… un évènement dont on ne connaîtra jamais la raison (Miles davis s’en approprie la paternité dans son autobio) mais qui marque l’histoire du jazz et nous éclaire sur la personnalité lunaire du pianiste.


Monk arrive alors chez Riverside, conscient de son potentiel mais également des chiffres (bas) de ses ventes, la maison de disque décide de lui faire enregistrer un disque hommage à Ellington, pour rendre le pianiste plus « consensuel », plus proche d’un public d’amateurs potentiels. Monk s’acquitte de cette tâche avec brio, mais reviendra vite à ce qui fait sa force : des compositions personnelles, déroutantes et envoutantes. 1957 Monk peut, enfin, remonter sur scène…il décide de le faire et pas avec n’importe qui : Coltrane himself. C’est l’époque des (fameuses) sessions au Five Spot, une rencontre récupérée de justesse dans les années 2000 (par hasard) qui reste un monument jouissif de l’histoire du jazz… de quoi se faire plaisir pendant de longues heures. Il fait aussi la connaissance de Charlie Rousse un saxophoniste qui l’accompagnera pendant plus de dix ans.


- Charlie Rousse : saxophoniste de la raideur, de l’immobilité en contradiction avec la bougeotte constante de Monk, un musicien que l’on connait surtout pour avoir accompagner le pianiste… ce qui est à la fois dommage et charmant. Dommage car pour accompagner Monk durant autant d’années, il lui aura fallut des tonnes de patiences, des gigawatt de talents et une personnalité hors paire… et charmant… car il sait charmer à la fois le pianiste et l’auditeur… avec un phrasé sachant s’enrouler à merveille avec les arabesques improbable d’un Monk toujours prêt à déstructurer ses propres pièces.


1958 c’est également le moment d’une rixe de plus, de trop avec les forces de l’ordre… une autre interdiction de jouer tombe… comme un couperet. Plus connu Monk s’en remettra difficilement, mais il s’en remettra. Enchaînant les albums de qualités, il part chez Columbia en 1962 (suite à de longues négociations, toutefois son choix de partir de riverside se faisant suite à des droits impayés on peut comprendre son désir de changement). Il y trouve Téo Macéro pour son premier enregistrement, mais également plus d’espace, plus d’argent, plus de moyen… période faste également en terme de concerts et de tournée. Monk jouera essentiellement en quartet (parfois en octette) et livrera des prestations de haut niveau… (quelques unes en solo).


- Time : on le disait peu controversé, peu politique, connu, reconnu, doué, avec une vraie physionomie… c’est sans doute pourquoi en 1964 Monk fit la couverture du Time.
- Straight no chaser : titre d'une des compositions les plus connues de Monk, façon de boire whisky et bière, parfois ensemble (shot de whisky plongé dans la bière) parfois séparement.
- Chapeau : Monk était un féru de chapeau, il en avait une large collection (il est souvent pris en photo avec l’un d’entre eux), simple « marque » de son goût pour la mode, façon de se démarquer… ou… un plaisir simple.



Et puis… et puis… Monk commença à disparaître, auprès de lui-même sans doute, avant tout, de ses musiciens, de ses proches, puis du public. A partir de 1970 il remontera sur scène de loin en loin, 1971 avec les giant of jazz et puis dernière séance en studio à Londres en 1972, ensuite il s’enfermera dans un mutisme quasi-total, soutenu par sa famille et par la baronne pannonica, jusqu’à la fin de sa vie en 1982.

- Mort : il existe des versions différentes de ses dernières années, devenu fou pour les uns, entré dans un monde musical personnel et autosuffisant pour les autres, victimes de ses abus pour les autres, victime de « mauvais traitements médicaux » pour d’autres… on ne le saura sans doute jamais… reste une fin de vie silencieuse, étrange, triste et belle.
- Folie : Monk n’était pas qu’un atypique joueur de piano, comme tous les génies il avait aussi des lubies, sans doute augmentées par la consommation de drogue. Ainsi, un soir il sortie « chargé » d’un hopital psy en douce pour revenir jouer au club, après avoir consommé quelques whiskys… , il lui arrivait également de se lever pour exécuter quelques pas de danses, ou bien encore de s’arrêter de jouer en plein concert avant de trouver sa « prestation » géniale… des preuves d’excentricités sans doute… d’authencité sans aucun doute.







II-b Style

N’ayant pas de formation musicale, il m’est difficile de vous parler en terme précis du style de Monk. Toutefois, on ne peut pas manquer de remarquer qu’il s’agit là d’un instrumentiste unique et d’un compositeur hors pair (ainsi qu’un chef d’orchestre).
Refusant toutes les étiquettes (même celle de « père du be bop ») Monk n’avait goût que pour la musique, selon Coltrane il pouvait passer des heures à en parler, à expliquer tel ou tel point de détail, il vivait par elle, à travers elle. Venu du stride, du blues pour finir dans une forme d’école ne comprenant que lui-même et ses compositions, Monk n’est pas un musicien de jazz, c’est un univers.
Ses compositions se distinguent par plusieurs points :

- Un sens aigue de la mélodie « chantante », écouter « blue monk » est ne pas le siffloter dans l’instant c’est ne pas le vouloir parce que vous faites la connaissance de votre belle mère au même instant, de la mélodie « facile », populaire, que l’on retient.

- Un sens encore plus profond du brouillon et du bordel, une fois la mélodie mise en place Monk n’aura de cesse que de là torturer, de la pincer, de la tordre avec des dissonances, des à coups, l’ajout ou le retrait d’harmonies, le tout avec un sens de la précision hors pair soit au moment de la composition, soit en plein milieu d’un concert.

- Un don pianistique évident, difficile de concevoir des pièces d’un tel équilibre, sur un mode aussi aléatoire, sans avoir le niveau requis pour ne pas se péter la gueule. Il parvenait à faire sonner à la fois des « notes fantômes », mais également des «erreurs volontaires », moyens par laquelle il enrichissait ses morceaux tout en contribuant à leur continuelle reconstruction.

- L’incarnation des extrêmes, sans jamais sortir de son cadre propre, Monk parvenait à nous trainer de force d’un univers immobile mais tournant sur lui-même, nous faisant entrevoir des plaisirs subtiles avant de nous les retirer aussitôt de dessous le nez pour mieux en réagencer les ingrédients dans la minute. Entre harmonies évidentes, dissonances cruelles, rythme fous et beauté placide de le contemplation… Monk était un musicien complet.


Dernière édition par Fando le 30.05.12 10:26, édité 1 fois

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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par Wu wei le 30.05.12 9:53

III - Discographie et bibliographie sélectives.

III-a discographie

vous pouvez cliquer sur les albums chroniqués sur le forum

Premiers enregistrements

Midnight at Minton's (c.1941, publié en 1973 sous le nom de Don Byas. Monk ne joue pas sur tous les morceaux de ce disque ou les deux autres de 1941)
After Hours (c.1941, publié en 1973 sous le nom de Charlie Christian)
After Hours in Harlem (c.1941, publié en 1973 sous le nom de Hot Lips Page)

Blue Note years (1948–1952)

Genius of Modern Music: Volume 1 (1947 Blue Note)
Wizard of the Vibes (Milt Jackson: 1948 Blue Note)
Genius of Modern Music: Volume 2 (1951–1952 Blue Note)


Prestige years (1952–1954)

Thelonious Monk Trio (Prestige 7027), 1953
Monk (Prestige 7053), 1954
Thelonious Monk and Sonny Rollins (Prestige 7075)

Riverside years (1955–1961)


Thelonious Monk Plays Duke Ellington (1955)
The Unique Thelonious Monk (1956)
Brilliant Corners (1956 enregistré avec Sonny Rollins et Clark Terry)
Thelonious Himself (1957)
Thelonious Monk with John Coltrane (enregistré en 1957, paru en 1961)
Art Blakey's Jazz Messengers with Thelonious Monk (Atlantic 1957)
Monk's Music (1957)
Mulligan Meets Monk (1957, avec Gerry Mulligan)
Thelonious Monk Quartet with John Coltrane at Carnegie Hall (1957, paru en 2005 sur Blue Note)
The Complete 1957 Riverside Recordings (compilation 2006, enregistrements studio de 1957 avec John Coltrane)
Thelonious in Action et Misterioso (1958, album live au Five Spot avec Johnny Griffin)
Thelonious Monk Quartet Live at the Five Spot: Discovery! (avec John Coltrane, enregistré en 1958, paru dans les années 1990 sur Blue Note)
The Thelonious Monk Orchestra at Town Hall (1959)
5 by Monk by 5 (1959)
Thelonious Alone in San Francisco (1959)
Thelonious Monk and the Jazz Giants (1959)
Thelonious Monk at the Blackhawk (1960, avec Charlie Rouse)
Monk in France (1961)
Thelonious Monk in Italy (recorded 1961)

Columbia years (1962–1968)

Monk's Dream (1962)
Criss Cross (1962)
Monk in Tokyo (1963)
Miles & Monk at Newport (1963, with unrelated 1958 Miles Davis performance)
Big Band and Quartet in Concert (1963)
It's Monk's Time (1964)
Monk (1964)
Blue Monk (1964)
Solo Monk (1964)
Live at the It Club (1964)
Live at the Jazz Workshop (1964)
Straight, No Chaser (1966)
Underground (1967)
Monk's Blues (1968)

Labels divers

April in Paris (1981 2 LP du 18 avril 1961, enregistré à Paris)
Monk's Classic Recordings (1983)
Blues Five Spot (1984, unissued recordings from 1958–1961, with various saxophonists and Thad Jones, cornet)
Live at Monterey Jazz Festival '63 (sept. 21–22, 1963, MFSL, 2 vols. issued 1996–1997 )
Something in Blue, Nice Work in London, Blue Sphere and the Man I Love (all 1971 recordings, collected in the London Collection 1988, 3 CDs)




III- b Bibliographie




Blue Monk ( Ponzio et Postif) : Une somme sur le personnage, très documenté, précis, découpé... dans un style claire et agréable... il s'agit toutefois d'un livre pour amateur et connaisseur, accès sur le personnage mais aussi sur l'historique des sessions d'enregistrements, une posture historique nécessaire et captivante.



Monk (De Wilde) : un "petit" bouquin dans lequel Laurent de Wilde donne son avis de fan et de musicien, on aborde ici (et c'est suffisamment rare pour le souligner) le personnage sous un angle musical, on cerne mieux le personnage et ses bizarreries de compositeurs de de joueurs... un petit bijou





[i]Thelonious Monk (Yves Buin) : pas encore lu Smile


Dernière édition par Wu wei le 07.04.13 16:02, édité 13 fois

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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par the old new thing le 30.05.12 14:25

cheers
Bravo pour cette présentation d'un musicien vraiment atypique.
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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par jipes le 30.05.12 15:44

Bravo à toi pour cette superbe biographie introductive. Monk est certainement le jazzman dont je possède le plus de disques (égalité avec Miles Davis je pense) J'adore tout du personnage a sa musique alambiquée et foutrement rafraîchissante.

J'ai le livre de De Wilde qui m'a bien plût car on sent l'admiration qu'il porte à ce musicien exceptionnel. pour les albums j'aime vraiment beaucoup ceux ou Monk est accompagné par Charlie Rouse au sax car je pense qu'il est l'un des rares qui ait sût si bien se mettre au service des compositions de ce musicien génial et atypique.
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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par Wu wei le 30.05.12 16:43

je suis entièrement d'accord sur charlie rousse... il est juste "là" sans même qu'on le sache tellement sa présence parait naturelle à cette musique...
et j'ai oublié de mettre le lien vers le film qu'à fait de wilde au sujet de monk, c'est là
http://laurentdewilde.com/monk_188.html


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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par Blueleader le 30.05.12 17:18

Le piano n'est pas un instrument que j'aime particulièrement, mais j'adore Monk et j'ai beaucoup de plaisir à l'écouter.
Il y a des musiciens qui transcendent leur instrument et qui vont au delà de l'interprétation; Monk est de la race des Miles, Jimi, Coltrane ... des extra-terrestres...
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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par Tiger le 30.05.12 18:59

Chapeau bas Fando ! C'est très instructif et plaisant à lire !
Je vais aller écouter les albums dont tu as fait des chroniques...
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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par Karpof le 30.05.12 20:10

Pareil, le piano est loin d'être mon instrument favori et pourtant il à une place prépondérante dans l'histoire du Jazz... ça pourrait être l'occasion pour moi de mieux faire connaissance avec l'artiste et l'instrument en écoutant le "Underground" de 68 par exemple - d'autant que l'article est très plaisant.

j'avais écouté une émission radio au sujet de Monk il y a qq temps au sujet duquel quelques "spécialistes" se demandaient encore de nos jours de quelle manière "classifier" son jeu (si tant est que cela puisse paraître prétentieux et/ou superficiel).

et comme je suis vraiment novice en la matière (à un point inimaginable), j'apprends à l'instant qu'il aurait été l'un des créateurs du "bebop"... moi qui pensais que la paternité revenait à C.Parker.

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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par parisino le 01.06.12 23:15

Superbe chronique, merci Fando, j'ai appris pas mal de chose en te lisant. Tu as une superbe plume, c'est très plaisant de te lire. Concernant Monk c'est un des premiers que j'ai écouté (avec Dolphy, Miles, Coltrane). J'aime beaucoup ce pianiste, il m'a appris à me familiariser avec les dissonances, je trouvais cela très étrange, bizarre et dès que tu comprends son jeu ça devient un pur plaisir.

J'avais également relevé Charlie Rousse avec Monk, je trouve qu'il est totalement dedans. J'en écouté pas mal à un moment, mais il y a très logtemps, même si de temps en temps je m'en passe un. Ce qui est bien c'est que grâce à ce sujet il devient d'actualité, je viens de voir ce que j'avais en magasin.

J'ai vu qu'il y a plusieurs sujet spécifique aux albums, j'y cours je vois qu'il y a "Himself" hum j'y vais...

MERCI Fando.

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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par leptilou le 02.06.12 0:59

Fando a écrit:
Gamin je sifflotais un air, un air que je ne connaissais pas qui me revenait en pleine tête sans que jene demande rien à personne, à l'affût d'un rayon de soleil, d'une odeur, d'un geste que sais je encore d'un tour de main du hasard... je me mettais à siffloter maladroitement une ligne mélodique enfantine, sans trop chercher à savoir d'où elle pouvait bien venir.
Ce n'est que bien des années plus tard au détour d'une reprise de Monk par Elisabeth Caumont que j'ai découvert que cet enchaînement de notes si facile à retenir n'était autre que l'oeuvre d'un jazzman, depuis sans jamais l'écouter vraiment mais toujours en le découvrant, j'écoute Thelonious Sphere Monk.
Idem, Monk est aussi lié à un souvenir d'enfance, d 'initiation à la musique et à un premier vinyle marquant : Bag's groove !!!
je racontais cela juste là :
http://is.gd/Qz5GiI
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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par parisino le 02.06.12 10:57

En ce qui me concerne Bag's Groove est l'un de mes premiers albums de Jazz, c'est un pote qui me l'avait donné.

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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par parisino le 15.08.12 16:14

http://www.goear.com/listen/b07c14c/monk-medley-chano-dominguez

Voilà comment le pianiste de Jazz-Flamenco Chano Dominguez c'est approprié Monk, il arrive à le placé "por Buleria" rythme en 12 temps avec des accents bien spécifique (qui également tourné en 6 et 3 mais toujours en gardant les 12 temps (le compas)).

Merci Fando pour toutes ces chroniques.

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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par yza le 15.08.12 21:17

Je ne suis pas un fan de Monk, mais j'ai une très belle petite vidéo, ou il joue un blues (Blue Monk) devant un Count Basie hilare accoudé sur le couvercle du piano, qui fait partie du film "The sound of Jazz", reproduit sur un double DVD Idem IDVD 1059 de 2003.

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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par Ayler le 23.08.12 1:20


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Re: Thelonious Monk - Sujet général

Message par Blueleader le 18.11.12 22:32

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