Moon Child (1990)

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Moon Child (1990)

Message par Ayler le 15.04.08 17:23

Moon Child (1990)



1. Moon Child (Sanders) - 8:07
2. Moon Rays (H. Silver) - 6:10
3. The Night Has A Thousand Eyes (B. Bermien-J. Brainin) - 12:17
4. All Or Nothing At All (J. Lawrence-A. Altman) - 9:23
5. Soon (G. Gerschwin) - 5:29
6. Moniebah (A. Ibrahim) - 10:43


Personnel :
Pharoah Sanders : saxophones soprano et ténor, chant sur "Moon Child"
William Henderson : piano
Stafford James : contrebasse
Eddie Moore : batterie
Cheikh Tidiane Fale : percussions


Enregistré à Paris les 12 et 13 octobre 1989, "Moon Child" bénéficie d'une excellente prise de son (le rendu de la basse de Stafford James est impressionnant).

"Moon Child" annonce largement la production des années 90 de Pharoah, et une nouvelle phase dans sa carrière. Aux années Impulse! avait succédé la période annoncée par "Journey To The One", où Pharoah reprenait à son compte pas mal d'éléments jazz, tout en conservant une identité propre.
Jusqu'à "Message From Home", qui marquera une rupture, Pharoah va produire une série d'albums plus jazz encore où sa personnalité de saxophoniste va quelque peu s'effacer au profit d'une tradition revisitée avec plus ou moins de bonheur.

"The Night Has A Thousand Eyes" mis à part, le discours de Pharoah est ici très polissé. Il faut noter que même sur ce standard (repris par Coltrane sur "Coltrane's Sound"), Pharoah fait preuve d'une certaine mesure dans l'expressivité de ses notes.

L'ensemble est avant tout composé de ballades, certes bien interprétées, mais sans surprise. La première partie de l'album est plus forte que la seconde, où s'installe une certaine monotonie, confinant presque à l'ennui sur les deux derniers titres (y compris sur la reprise de Dollar Brand aka Abdullah Ibrahim).

Seul le titre "Moon Child" évoque les expériences passées de Pharoah (c'est d'ailleurs sa seule composition). C'est un titre chanté rappelant sa période Impulse!, en moins foisonnant et plus relâché. Pour une fois, Pharoah ne force pas sa voix - ce qui lui réussit plutôt bien. La présence des percussions donne au titre une couleur moins marquée jazz. Les interventions de Pharoah au soprano sont courtes, mais très musicale.

Au final ? Un disque moyen de Pharoah, qui ne rajoute rien à sa légende.
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